L'enfant à haut potentiel intellectuel n'est pas tout à fait un enfant comme les autres, mais comme les autres, c'est un enfant.

Oliver REVOL

Pédopsychiatre - CHU de Lyon

Je suis doué d’une sensibilité absurde. Ce qui érafle les autres, me déchire.

Gustave FLAUBERT

Écrivain - Rouen

On ne peut pas se penser intelligent, quand on mesure ses propres faiblesses avec la lucidité aiguë du surdoué, qui ne lui permet aucun aveuglement.

Arielle ADDA

Psychologue - Paris

Toute vérité franchit trois étapes. D’abord elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence.

Arthur SCHOPENHAUER

Philosophe - Francfort sur le Main

Une personne dite à « haut potentiel intellectuel » est quelqu’un présentant un fonctionnement intellectuel – évalué principalement par un test de QI – différent de ses contemporains (en terme de raisonnement, de mémoire, de vitesse de traitement…), qui entraîne très souvent des caractéristiques comportementales propres (hypersensibilité, intolérance à l’injustice, décalage émotionnel…). On estime les personnes concernées à un peu plus de 2% de la population dans chaque classe d’âge, tous milieux sociaux confondus.

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En France, on est considéré comme « haut potentiel intellectuel » lorsque le Quotient Intellectuel Total (QIT) est supérieur ou égal à 130
Le test de QI révèle, certes, le degré de culture générale, mais aussi des qualités de mémorisation, d’abstraction et de raisonnement.
C’est un outil essentiel pour mieux comprendre le fonctionnement cognitif, et s’agissant des personnes dites « HPI » leurs particularités.

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« Surdoué », « intellectuellement précoce », « haut potentiel intellectuel », pour ne citer que les appellations les plus fréquentes, désignent le même profil de personnes. Aucune, d’ailleurs, n’est réellement adaptée.

Un « surdoué » n’est pas « plus doué » que ses congénères, mais plutôt « différemment doué ».
Un enfant « précoce » le sera toute sa vie. Devra-t-on encore lui accoler ce qualificatif lorsqu’il atteindra le troisième âge ?
Quant au « haut potentiel intellectuel (HPI) », il sous-tend des possibilités cognitives que notre époque de performances voudrait voir obligatoirement exploitées…

C’est pourquoi nous les emploierons toutes entre guillemets, avec une nette préférence toutefois pour la dernière. Nous éviterons les autres (« zèbres », « sentinelles » et autre « inventaire à la Prévert »)

Acquisition rapide de la parole avec un vocabulaire assez riche, compréhension rapide, excellente mémoire, curiosité et imagination débordante, intensité des émotions, des engagements et difficultés à en hierarchiser l’importance, humour caustique, empathie… Un enfant à « haut potentiel intellectuel » présente souvent plusieurs de ces caractéristiques, mais d’autres sont beaucoup plus paradoxales…

Il peut souvent avoir une certaine avance intellectuelle sur ses pairs, mais peut montrer à l’inverse quelques difficultés motrices. Il peut être  capable de remarques d’une lucidité étonnante, mais peut avoir à l’inverse un comportement totalement immature.

S’il est hypersensible, il peut présenter un détachement émotif apparent ou au contraire l’exprimer de manière ostentatoire. S’il est capable de s’intéresser avec beaucoup d’obsession à une nouvelle passion, il peut s’en désintéresser assez vite et changer de sujet de manière inattendue… S’il a, en général, appris à lire assez tôt et assez facilement, il peut aussi, quelquefois,  avoir davantage de mal lors du passage à l’écrit.

Enfin, on repère davantage les petits garçons que les petites filles : les premiers manifestent plus souvent leur énergie débordante et/ou leur ennui par une agitation visible et souvent gênante, quand les petites filles s’adaptent davantage à ce qu’elles pensent qu’on attend d’elles.